Difficile de deviner ce qui se cache derrière ce mot anglophone, à part le côté « cool ». Mais c’est normal car il s’agit d’un nom, et pas n’importe lequel.
L’effet tient son nom d’un ancien président des États Unis d’Amérique, et non ce n’est pas Clinton, même si ça aurait pu être approprié !
Il s’agit ici de Calvin Coolidge. Ce n’est pas à cause de ses déboires sexuels mais plutôt grâce à un « coq à poules »qu’il doit son nom à cet effet!

Pour la petite anecdote, ça a commencé lors d’une visite du président américain dans une ferme. Il a remarqué que le fermier avait une excellente production de volailles et lui a naturellement demandé comment il faisait pour avoir autant d’œufs fécondés ?
La réponse était simple, il présentait tous les jours plusieurs poules à chaque coq, ce qui stimulait son appétit sexuel et lui permettait de féconder beaucoup de poules.

Cette histoire amusante est racontée plus en détails dans cet article.

Image par Xuân Tuấn Anh Đặng de Pixabay

Ok toute cette histoire est marrante, mais à part dans la basse-cour qu’en est-il pour l’Homme ? Qu’est ce que ça fait exactement ?
Est-ce que ça justifie la polygamie ou l’adultère ?

La biologie de la reproduction

On parle bien de la pulsion sexuelle, la plus primitive, instinctive et animale.
Oui on oublie facilement que nous sommes également des animaux mais nous voilà rattrapés par la « dure » réalité.
Observé chez de nombreuses espèces, l’homme n’y fait aucunement exception, malgré les barrières morales qui peuvent être observés dans la plupart des sociétés.

L’effet coolidge est un mécanisme efficace qui permet à un individu, et par extension son espèce, de multiplier ses chances d’avoir une descendance. Par exemple en cas de pénurie de mâles, un seul individu peut avoir ainsi un boost d’énergie pour s’accoupler avec un certain nombre de femelles.
J’utilise ici mâle et femelle car je ne parle pas que des humains.

Effet psychologique

Image par Gracini Studios de Pixabay

Forcément chez l’homme l’aspect psychologique y est pour beaucoup.
Ce ne sont pas Casanova ou Dom Juan qui diront le contraire.
En effet les expressions « coureur de jupon » et « tombeur » sont plutôt flatteuses pour un homme, alors que les femmes se font traiter de tous les noms pour les même performances… Mais ce n’est pas le sujet de cet article. C’est un sujet que nous évoquons par ailleurs dans un autre article par ici

Pour un homme, enchaîner les conquêtes sexuelles (dans une certaine mesure) est quelque chose de très exhalant et gratifiant.
Avant de balancer vos critiques, suivez le fil de ma pensée jusqu’au bout…
Paradoxalement c’est la société qui veut ça et qui encourage les hommes.
Ne fait-on pas de compliments à un homme qui multiplie les relations sexuelles? Les femmes ne cherchent-elles pas de préférence un homme plus « expérimenté » ?
Alors pourquoi un tel distingo entre l’homme et la femme face aux performances sexuelles ?

Peut-être que l’homme a besoin de plus « d’heures de sexe » que la femme pour arriver à donner autant de plaisir. Ou alors que les hommes sont plus égoïstes niveau plaisir sexuel ? Ou encore ont-ils peur d’assumer leur part « féminine » ? Par féminine j’entend plus à l’écoute, attentionné et tourné vers l’autre.

N’y voyez aucune attaque ce sont juste des axes d’interrogation, des réflexions dont chacun peut en tirer profit.

L’infidélité justifiée ?

Vous vous doutez que la réalité est beaucoup plus complexe. Le vécu et le mental de chacun a un rôle prépondérant dans le comportement sexuel.
Ce qui fait que nous sommes des animaux avec un truc en plus c’est notre intellect, que je distingue de l’intelligence car il paraît que les hommes pensent avec leur **** !
Il serait trop facile et pratique de se cacher derrière le super effet Coolidge pour justifier les infidélités.
L’infidélité trouve certes sa racine dans un mécanisme biologique, mais les facteurs psycho-émotionnels viennent sceller le sort de l’amant.
L’ennui, le manque, le besoin de combler un vide, la recherche de la « BONNE » personne sont autant de contextes courants d’infidélité.

Pour finir il est indéniable que la nature a une influence sur nous, tout comme les animaux. Cependant nous avons en plus un aspect moral qui est censé nous guider dans notre comportement sexuel.

Tout est une question d’équilibre, ce n’est pas souhaitable de réprimer nos pulsions évidemment mais il faut trouver un contexte approprié pour les assouvir en toute liberté et dans le respect de chacun…

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