Enquête et confidences : les sex shops

Êtes-vous déjà entré(e) dans un sex shop ou un love shop ?
Vous êtes-vous déjà demandé(e) à quoi ressemble le quotidien des personnes qui y travaillent ? Comment assument-ils leur domaine professionnel auprès des proches ? Ont-ils toujours travaillé dans ce secteur ? Quels rapports ont-ils avec leurs clients ?

Ce sont toutes ces questions que nous avons posées aux propriétaires et employés de différents sex shops et love shops en France. Armés de culot et de curiosité nous sommes allés mener notre petite enquête pour vous faire découvrir leur monde et son histoire ainsi que ses enseignements sur la sexualité dans nos sociétés.
Allant du mythique quartier chaud de Pigalle à Paris jusqu’aux petites ruelles près de la gare de la capitale azuréenne, nous avons récolté des témoignages et avons fait des rencontres surprenantes et enrichissantes.
Du propriétaire de sex shops cynique n’y voyant qu’un business, aux vendeuses de love shops passionnées, sans oublier le père de famille reprenant ses études qui nous a fait un cours magistral sur l’histoire d’un colonel de guerre haïtien, découvrez leurs témoignages et nos analyses dans cet article pas comme les autres.

Les hommes des sex shops, plus silencieux que les femmes

Sur une dizaine d’hommes interrogés, un seul homme a accepté de nous répondre.
Autre constat, nous avons obtenu plus facilement des témoignages dans les love shops que dans les sex shops à proprement parler.
Nous avons senti une certaine forme de tabou et de gêne qui existe dans les sex shops « traditionnels » tels que ceux de Pigalle ou près des gares, majoritairement tenus par des hommes. Nous avons interrogé des propriétaires et des employés, et leur refus était souvent catégorique. Beaucoup d’employés nous disaient ne pas pouvoir répondre car leur patron les surveillait par caméra, il semblait y avoir un fort contrôle et une peur de parler et de déraper. Il semblait y avoir une certaine lourdeur et un silence…
Nous avons finalement réussi par recueillir le témoignage d’André*, propriétaire d’un sex shop à Pigalle.

En ce qui concerne les femmes, elles ont été plus bavardes. Sur trois femmes interrogées, toutes nous ont répondu. L’une d’entre elles, Chantal*, travaille aussi dans un sex shop, en tant qu’employée. Les deux autres, Rebecca* et Claire* travaillent toutes les deux dans des love shops, l’une à Pigalle, l’autre sur la Côte d’Azur.

Une Histoire de sex shop

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CC-BY-1.0

Nous avons commencé notre petite aventure en plein cœur du quartier le plus sulfureux de Paris, Pigalle. Plutôt un bon début pour trouver des sex shops.
Il y en a 25 sur un même boulevard ! Pratiquement un dans chaque immeuble du boulevard de Clichy, et séparés entre autres par des salons de « massage » et autres shows érotiques.

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Le premier "vrai" sex shop fût crée par une femme !
Ouvert en Allemagne en 1962 à l'initiative de la femme d'affaire et pilote Beate Uhse. 

Quant à Paris, le premier apparut en 1966, puis à partir de mai 68, ce fut une véritable explosion.
Ce n'est qu'en 1972 que le film "Sex-shop" a fait connaître ce terme auprès du grand public.
Aujourd'hui Beate Uhse est le leader allemand du sex shop, à l'origine notamment du site Adam et Eve.

Ayant « l’embarras » du choix nous sommes entrés dans la première boutique sur notre chemin. D’abord nous faisons un tour, regardons un peu les articles, leurs prix et leur qualité, comme des clients quelconques.
Puis André, le propriétaire des lieux nous aborde, afin de vous vanter les bienfaits du sex toy aux dimensions ridiculement grandes que j’avais à la main pour taquiner madame.
La glace étant brisée on en profite en lui expliquant que nous tenons un blog sur la sexualité et que nous écrivons un article sur les sex shops.
Il se braque, nous prenant pour des journalistes. A cet instant c’est assez mal parti pour avoir quoi que ce soit. Mais curieusement, il nous pose des questions sur ce qu’on veut savoir exactement.
Nous lui posons nos questions et puis petit à petit il se détend, il devient même assez bavard…

La pornographie à l’origine des premiers « sex shops »

Il se trouve qu’André est propriétaire de plusieurs sex shops à Paris ainsi qu’à Nice et que dans la famille, ils font ça de père en fils !
Puis il nous raconte l’histoire des sex shops de Pigalle depuis l’époque de son grand-père jusqu’à aujourd’hui. On ne s’attendait pas à un témoignage aussi riche !
Dans les années 1930 bien sûr on n’appelait pas ça un sex shop et on n’y trouvait pas du tout les mêmes choses qu’aujourd’hui. C’était plutôt des librairies coquines.

« Les gens faisaient la queue dans la rue pour acheter des cartes postales [de femmes nues]. »
André

Les affaires marchaient beaucoup mieux avant l’arrivée d’Internet et de la pornographie en ligne accessible à tous gratuitement  (on vous invite d’ailleurs à découvrir notre article Génération porno qui traite de ce phénomène). D’abord, c’était les images, puis les ventes de VHS et de DVD porno ainsi que les salles de diffusion.
Chantal, vendeuse dans le sex shop mitoyen de celui André nous raconte elle aussi avoir d’abord travaillé dans une salle de visionnage. Elle nous explique qu’il y en avait beaucoup plus à l’époque à Pigalle et qu’elles ont été remplacées par des sex shops. Le peu de salles qui restent se sont diversifiés et font également sex shop.

C’est d’ailleurs dans un de ces sex shop/salle de visionnage que nous rencontrons Frédéric* avec qui nous en apprenons davantage tout au long d’un autre voyage dans temps complètement inattendu dont vous trouverez le récit à la fin de cet article, en bonus.

Du sex shop au love shop, l’évolution du rapport à la sexualité dans la société

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La démocratisation des sex shops et des sex toys

Peu à peu, les sex shops « traditionnels » vendant initialement de la pornographie en visionnage ou en DVD ont du se réinventer pour survivre.
Aujourd’hui, ils vendent un peu de tout. Accessoires BDSM, sex toys pour femmes, hommes ou couples, poupées gonflables, crèmes de massage, préservatifs, lubrifiants, bref, il y en a pour tous les goûts. Et André nous le dit, tout se vend dans sa boutique. Pareil pour Chantal, elle vend tous types de produits.
Tous types de produits à tous types de clients. Car c’est en fait l’ouverture de la société sur la sexualité qui a permis de « démocratiser » les sex shops. Bien qu’encore parfois taboue, la sexualité l’est de moins en moins. Certainement car aujourd’hui même un individu ne parlant pas de sexualité autour de lui a les moyens de chercher des informations en ligne ou à la télévision. L’inter-connectivité permet à beaucoup le monde, y compris les individus issus de milieux sociaux dont la sexualité est taboue, de trouver des renseignements et découvrir les sex toys et autres accessoires.

Aujourd’hui, tous les vendeurs que nous avons interogés dans les sex shops et love shops sont unanimes : ils accueillent des hommes, des femmes, des couples, de toutes orientations sexuelles, de tous âges et de toutes origines :

« On a des clients de tous les âges, de toutes classes sociales. »
Claire

« On a une clientèle diversifiée. Il y a des femmes seules de toutes origines. »
Chantal

Sex and the city et Fifty Shades of Grey, quand la pop culture influence le rapport aux sex toys

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La pop culture elle-même influence les comportements sexuels des individus.
C’est le cas notamment de la série Sex and the City qui a fait connaître au grand public le sex toy « Rabbit » via l’un des personnages qui l’utilise. Le Rabbit est un sex toy qui s’introduit dans le vagin et vibre de l’intérieur tout en stimulant le clitoris par une petite extension vibrante faisant penser à des petites oreilles de lapins.
La popularité de la série a amené beaucoup de femmes à se procurer ce fameux « Rabbit » aujourd’hui vendu sous pleins de modèles différents dans la majorité des sex shops.

L’autre grand phénomène qui a bouleversé les pratiques sexuelles des individus est la trilogie Cinquante Nuances de Grey.
Tous les vendeurs que nous avons interrogés ont déclaré avoir connu une très forte hausse de la demande d’objets sadomasochistes soft et de l’offre de cravaches et autres accessoires BDSM à la suite de la sortie des films et des livres.

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La trilogie Cinquante nuances de Grey a fait grimper en flèche les ventes de cravaches ... au rayon équitation de Décathlon !

« Cinquante nuances de Grey a été déclencheur de beaucoup de choses [même si] il y a beaucoup de clichés qui sont passés dans le film »
Claire

Malgré ces clichés véhiculés, que nous abordons d’ailleurs dans un autre article sur Cinquante nuances de Grey, la trilogie a permis de faire découvrir et de démocratiser certaines pratiques BDSM softs. C’est alors aux vendeuses et vendeurs d’informer les client(e)s et de combattre aussi les différents clichés.

Et ce phénomène de démocratisation n’est pas qu’en Occident puisque les sex shops sont en train de s’inviter même jusqu’à la Mecque !

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L'entrepreneur maroco-néerlandais Abdelaziz Aouragh compte ouvrir un sex shop à la Mecque ! 
Avec des produits 100% halal autorisés par la loi et la religion islamique.

Il est associé avec le géant allemand de l'érotisme, qui n'est autre que Beate Uhse.

Le plaisir féminin et du couple au cœur des love shops

Le sociologue Baptiste Coulmont a souligné le fait que le nombre de sex shops à Paris a baissé de presque la moitié en 14 ans¹. Le phénomène est dû surtout à Internet et à l’essor des sex-shops en ligne. Le même phénomène peut être constaté à Nice où la moitié des sex shops du quartier de la gare ont tout simplement disparu en 10 ans.
Pourtant, certaines boutiques de sex toys et d’accessoires sexuels continuent d’ouvrir alors que beaucoup ferment. Comment cela se fait-il ? En réalité, il ne s’agit pas tout à fait du même type de boutiques. Ces dernières se définissent comme des « love shops ».
Rebecca et Claire ont fortement insisté sur ce point, sur le fait qu’elles travaillaient dans des love shops et non des sex shops classiques.

Plus axés sur le plaisir féminin et le plaisir des couples (hétéro ou homo), ces love shops sont symptomatiques d’une évolution des représentations de la sexualité.

Les love shops semblent prendre plus en compte la sexualité du couple ou de la femme que les sex shop classiques plus masculins (même si, comme nous le disions précédemment, la clientèle se diversifie).
Un exemple marquant est par exemple la taille et la forme des sex toys. Dans les love shops, on remarque souvent qu’il y a beaucoup plus de sex toys avec des formes originales et conçus pour maximiser le plaisir de la femme. Exit les sex toys géants en forme de pénis avec les veines apparentes. S’il y en a toujours dans les love shops, ils sont moins majoritaires que dans les sex shops.
Rebecca nous le confirme d’ailleurs, ce qui compte pour la femme et le couple lesbien ou hétéro lorsqu’ils se rendent dans les sex shop, c’est de développer le plaisir féminin. Apprendre à la femme à mieux se connaître et connaître son corps afin qu’elle puisse également mieux profiter et jouir avec son partenaire :

« Les sex toys réalistes se vendent beaucoup moins bien aux femmes, c’est une masturbation mentale de l’homme. »
Rebecca

« [Quand tu connais ton corps] Tu sais ce que tu veux, lors d’un rapport sexuel tu te donnes à fond, tu as plus de plaisir, tu as plus confiance. Il faut arrêter de penser qu’un sex toy vient remplacer un partenaire. Ça ne remplace pas au contraire ça vient accroître le plaisir. »
Rebecca

 

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Le personnel des love shops est majoritairement féminin, ce qui permet de mettre à l’aise les femmes et de conseiller les hommes qui cherchent à faire plaisir à leurs femmes.
Les femmes viennent parfois en couple, parfois sous l’impulsion de leur partenaire qui cherche à leur faire plaisir, mais c’est souvent la femme qui a le dernier mot.
Cependant, les femmes et les couples hétérosexuels ne sont pas les seuls clients des love shops. Les love shops sont aussi souvent fréquentés par des couples homosexuels ainsi que des personnes seules venant souvent pour faire plaisir et offrir un cadeau à leur partenaire. Enfin, les professionnels du sexe, notamment du sadomasochisme viennent parfois dans les love shops en raison de leurs choix variés.
En fait, la différence en terme de clientèle par rapport à un sex shop classique est qu’il y a finalement moins d’hommes seuls qui s’y rendent pour leur propre plaisir et fantasmes sans échange ou partage.

« La femme a souvent le dernier mot. Il y a énormément de couples, les hommes viennent souvent pour faire plaisir à leur partenaire. »
Claire

Si les love shops attirent autant ces types de clientèle, c’est parce qu’ils sont moins englués dans les tabous et la honte. Ici, pas de rideau rouge ou de grandes portes sombres. Plus glamour, moins cachés et honteux, les love shops fleurissent dans les zones commerciales et industrielles.
Plus besoin de se cacher pour se faire plaisir. Les client(e)s sont plutôt à la recherche d’un lieu qui sait leur donner envie et leur vendre du rêve. Et ça les love shops l’ont très bien compris et misent tout le côté chic et glamour de la sexualité. Véritables « Galeries du sexe » ils savent piquer votre curiosité et vous donner envie d’essayer toutes sortes de choses. Cartes de fidélité, soldes, personnel au petit soin et cabines d’essayage, on oublierait qu’on se trouve dans un love shop.

Sex shops et love shops, des commerces comme les autres ?

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Même si c’est dans les love shop que le niveau de service et de conseil semble le plus « élevé », tous nos interviewés nous l’ont dit, ce qui fait la différence dans leur métier, c’est avant tout le sens du commerce et de la relation client, que ce soit dans un sex shop ou un love shop.

André, propriétaire de son sex shop nous dit réussir à vivre et se démarquer des autres surtout grâce à ses habitués et à son sens du business. En effet pour lui c’est un commerce comme les autres. Il sait être un bon commerçant pour garder sa clientèle et leur proposer une grande variété de produits. Là où les vendeuses de love shops accordent plus de sens à leur métier, André semble vendre des sex toys comme il vendrait des fruits et légumes dans une petite épicerie de quartier.

Rebecca, de son côté, nous explique comment, grâce à la communication corporelle, elle restait « à l’écoute » de ses clients. Elle leur laisse toute la tranquillité qu’il veulent mais tout en se montrant disponible.
Prendre en considération si la personne est accompagnée, ne porter aucun jugement, respecter l’humeur et la mentalité de chacun pour leur donner les meilleurs conseils ont étés parmi les nombreux « tips » qu’elle a partagé avec nous.
On retrouve dans ce domaine-là les aspects du commerces et du marketing que l’on retrouve dans la majorité des secteurs.
Il s’agit avant tout d’un métier de vendeur, avec ses règles et ses techniques afin de créer la meilleure expérience client.

« Il faut aborder le client naturellement comme si il disait  : bonjour je veux une baguette de pain. »
Claire

« Il faut faire attention à la communication corporelle, ne pas brusquer le client.
A bien les conseiller parce que mon but c’est qu’ils ne reviennent pas en boutique frustrés. »
Rebecca

Chaque boutique est marketée, voire elle est une marque à part entière avec boutique physique et site en ligne. Leur communication se fait en boutique grâce au merchandising et beaucoup sur les réseaux sociaux.

Mais alors, qu’est ce qui fait qu’il existe encore des love shops et sex shops physiques ? C’est que contrairement à la consommation de pornographie qui requiert assez rarement des conseils de professionnels, l’achat de sex toys et autres accessoires nécessitent souvent d’être conseillé(e).

« Généralement les gens ne savent pas exactement ce qu’ils veulent au début, c’est pour ça que je suis là. »
Chantal

« J’ai l’impression d’être vendeuse de Mercedes avec toutes ces options sur les sex toys. »
Claire

Alors, n’importe quel bon vendeur peut-il devenir vendeur en sex shop ou love shop ? Oui et non. Car, si les qualités d’écoute, d’accueil et de conseils sont requises, l’activité demande néanmoins une certaine ouverture d’esprit et un certain caractère.
En effet, tous les vendeurs et vendeuses nous ont dit assumer leur activité auprès de leur entourage et de la société, ils doivent souvent savoir expliquer leur métier et doivent apprendre à ne pas être dans le jugement. Car certains articles vendus sont très spécifiques et utilisés par une minorité de gens. Les vendeurs et vendeuses de sex shop ne sont d’ailleurs pas nécessairement adeptes des produits qu’ils proposent.

« J’explique en fait. Les gens qui connaissent pas on leur dit ce que c’est, et ça passe. » Claire

« Il faut avoir une certaine ouverture d’esprit pour travailler ici, accepter sans jugement les préférences des gens. Ça commence dès l’enfance, dès l’éducation, d’accepter les gens comme ils sont. Après on n’est pas forcément adeptes des choses qu’on peut conseiller. On conseille sans jugement. »
Claire

C’est finalement l’ouverture d’esprit qui est une qualité primordiale dans ce métier. Comme dans beaucoup d’autres métiers liés aux personnes et à la sexualité d’ailleurs. Mais si vous suivez notre blog et que vous venez de lire cet article, c’est certainement que vous avez l’ouverture d’esprit nécessaire pour travailler dans ces lieux 😉

*Pour des raisons d’anonymat, les prénoms ont été modifiés

¹ Source : site Apur,  qui permet de lister les différents types de commerces à Paris et leur évolution dans le temps

BONUS : Frédéric, cours d’Histoire dans un sex shop avec salle de visionnage…

Frédéric a refusé de nous parler de son activité au sein du sex shop. En revanche, il nous a quand même parlé pendant une heure. Une heure à écouter les péripéties et anecdotes de cet homme tout en observant les mouvements dans la boutique.
Frédéric a une cinquantaine d’année, il a repris ses études et a des enfants. Il travaille dans un sex shop pour payer ses études et entretenir sa famille. Il est par ailleurs passionné d’Histoire et de droit.
Jamais nous n’aurions imaginé avoir un cours d’histoire en entrant dans un sex shop !
Il nous propose du thé et du café. Très loquace et drôle nous le trouvons très courageux de reprendre les études à son âge tout en travaillant dans un sex shop!

Entre deux gorgées de thé dans le sex shop, nous apprenons l’histoire de ce colonel de guerre haïtien, Toussaint Louverture. Pendant ce temps, nous voyons défiler uniquement des hommes, probablement des habitués. Tous achètent des tickets pour la salle de visionnage au fond en bas du magasin. Tandis que Frédéric nous enseigne l’Histoire, il distribue en silence les tickets de visionnage contre des billets de 10 euros. Les clients défilent, plusieurs dizaines en une heure. Il semble les connaître puisqu’ils n’échangent pas un mot, un seul regard suffit pour comprendre que les hommes sont là pour visionner des vidéos dans la salle au fond.
Ici, pas de femmes, pas de couples, uniquement des hommes, plutôt d’un certain âge. Le peu de clients qui ont acheté des articles achetaient des DVD. Même si pas mal de sex toys étaient en rayon. On s’étonne d’ailleurs qu’à l’heure où pornographie est omniprésente en ligne, des hommes continuent à payer pour visionner des films.

D’ailleurs, si vous faites partie de ces hommes-là, n’hésitez pas à témoigner en commentaire afin de nous expliquer les raisons qui vous poussent à vous rendre dans les salles de visionnage.
Peut-être le côté interdit, transgressif de la salle réservée à cela ? Peut-être la tranquillité sans la/le partenaire qui pourrait désapprouver ?

En tout cas, de l’Histoire d’Haïti à l’ambiance d’un sex shop avec salle de visionnage, nous en avons appris des choses avec Frédéric !

 

 

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Thème : Baskerville 2 par Anders Noren.

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